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Pierre de Coubertin, le père des Jeux Olympiques modernes, méprisait les femmes et admirait Hitler

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Les jeux olympiques de Rio commencent le 5 août et nous allons bientôt être plongés dans un battage médiatique sans pareil. Comme tous les quatre ans et contre toute évidence, les médias vont essayer de nous convaincre que les valeurs du sport olympique ne sont pas l’écrasement des faibles par les forts, ou une anthropométrie validant par le spectacle la supposée supériorité des hommes sur les femmes, mais plutôt celles de celui qui a réintroduit les Jeux Olympiques en 1896. Mais au fait, qui était le baron Charles Pierre Fredy de Coubertin ?

Les jeux olympiques de Rio commencent le 5 août et nous allons bientôt être plongés dans un battage médiatique sans pareil. Comme tous les quatre ans et contre toute évidence, les médias vont essayer de nous convaincre que les valeurs du sport olympique ne sont pas l’écrasement des faibles par les forts, ou une anthropométrie validant par le spectacle la supposée supériorité des hommes sur les femmes, mais plutôt celles de celui qui a réintroduit les Jeux Olympiques en 1896. Mais au fait, qui était le baron Charles Pierre Fredy de Coubertin ?

Quand les télés, les journaux et les radios vont s’enthousiasmer pour les JO de Rio, on entendra probablement peu parler des expulsions de millions de personnes des favelas que l’organisation de ceux-ci engendre, d’un côté, et légitime, de l’autre. Non, on va plutôt nous faire l’apologie des efforts des sportifs, de leurs performances surhumaines inhumaines. Et quand on nous parlera d’histoire, ce sera pour évoquer la gloire d’anciens champions ou celle de Pierre Coubertin, grand artisan de la réinvention des Jeux Olympiques modernes. Vous vous rappelez ? Celui dont on vous a appris à l’école qu’il avait dit que « l’essentiel c’est de participer ».

« L’important c’est de participer » ? Sauf pour les femmes

Le problème, c’est que répéter un mensonge n’en fera jamais une vérité. Journalistes, politiciens, profs de sports ou instituteurs ont beau s’être relayés depuis des décennies pour nous convaincre que Pierre de Coubertin était l’auteur de cette phrase, c’est n’est pas le cas. Et, à dire vrai, il a plutôt défendu des idées tout à fait inverses.
En fait, Pïerre de Coubertin a prononcé la phrase « l’essentiel n’est pas d’avoir vaincu mais de s’être bien battu » en 1908 lors des Jeux Olympiques de Londres. Personne ne sait vraiment comment cette phrase s’est transformée en celle qu’on nous ânonne désormais et qu’il n’a jamais prononcée mais une chose est sûre il n’y a pas grand rapport entre les deux.

L’essentiel du sport, ce n’est évidemment pas de participer mais de gagner, si possible en écrasant ses adversaires et si cela ne l’est pas, en résistant le mieux possible. Le sport déteste l’égalité, comme en témoigne le fait qu’un match terminé à égalité est qualifié de « nul », et Pierre de Coubertin s’est bien battu pour que celle-ci ne triomphe jamais. Nous ne reviendrons ici que sur trois exemples, son soutien au colonialisme, sa misogynie et ses accointances avec les idées fascistes, mais les lectrices et lecteurs que cela intéresserait n’auront nul mal à aller plus loin dans la découverte de celui qui était vraiment un sale type.

Il y a deux races distinctes : celle au regard franc, aux muscles forts, à la démarche assurée et celle des maladifs, à la mine résignée et humble, à l’air vaincu. Eh ! bien, c’est dans les collèges comme dans le monde : les faibles sont écartés, le bénéfice de cette éducation n’est appréciable qu’aux forts.
Pierre de Coubertin, « L’Éducation anglaise », dans J.-M. Brohm, Pierre de Coubertin, le seigneur des anneaux, Homnisphères, 2008.

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