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« Ils appellent ça les Jardins de la Falaise, en fait y’a que du béton. » Interview d’Arnaud Monet du fanzine Kraspek

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Arnaud Monet est à l’origine du fanzine brestois Kraspek, dont il est le principal rédacteur. Bien connu de celles et ceux qui fréquentent assidument la scène punk locale, on conseille ce zine à toute personne dont la lecture de Sillage, la revue official de Brest Métropole, donne des boutons. Si on peut dire que les aménageurs font la ville et son marketing à leur image, Kraspek restitue les centres d’intérêts d’Arnaud, et ça fait du bien tellement on en peu plus de leurs conneries. On y parle graffiti plutôt que Serial Cleaners, squat plutôt que médiathèque des Capucins, cuirs usés ou survet’ troués plutôt que costume cravate. Surtout, loin d’être un fanzine strictement punk, Kraspek restitue du vécu là où on nous vend du « renouvellement urbain » à longueur de temps…
Bref, la comparaison un peu facile avec Sillage s’arrête là, Kraspek c’est aussi des chroniques, des coups de gueule, des collages en tous genre, le tout sous une forme de plus en plus participative, le nombre de rédacteurs et rédactrices semblant augmenter au fil des publications.
Cette petite interview a été réalisée OKLM au soleil rue Poulic Al Lor, avec une vue imprenable sur le port. On y parle du projet immobilier immonde qui a défiguré cet endroit plein de charme, d’autres opérations immobilières du même acabit, de graffitis, des « figures locales » qu’Arnaud Monet aime rencontrer, et bien sûr de la scène punk brestoise. Rien à voir avec les critiques culturelles du Télégramme ou les sketchs pourraves de Steven Leroy, vous l’aurez compris.

Bin du coup je me disais que pour commencer ça serait bien que tu me racontes comment t’as commencé à faire des zines.

En fait j’avais un pote qui était écrivain et un autre qui était artiste, et tous les trois on traînait souvent ensemble en ville. Et un soir j’ai eu l’idée, « on va faire un journal ! » L’écrivain il m’a dit « bin fais-le ! », et moi je suis pas mal dans le dire et le faire, donc je l’ai fait. Lui il a fait une nouvelle dedans, c’était une nouvelle de science-fiction, et l’artiste il faisait plein de trucs farfelus avec des fausses interviews. Moi plutôt des trucs de punk. C’était Chômeur Mag du coup, ça a duré quatre numéros, jusqu’à ce que j’en ai marre. Après j’avais un groupe, j’essayais un peu de mettre une esthétique dessus, sur le groupe quoi, Brujun Droll, et du coup le zine c’était Tchin, j’illustrais les paroles en graphisme. Après j’ai participé au Rétro Futur Mag avec l’écrivain de science-fiction. Je faisais de la mise en page et de la BD un peu. Pour les deux numéros. Kraspek c’est longtemps après. On faisait un site avec une copine qui s’appelait We Can Bring It Down. Et on se plaignait d’avoir aucun retours, on savait pas du tout si y’avait qui que ce soit qui lisait, on s’est dit « on va le mettre en format papier. » Donc avec elle on a fait les deux trois premiers numéros ensemble, et après elle avait des trop grosses études, elle m’a laissée seul continuer. Et du coup là je suis arrivé au huitième numéro de Kraspek.

Et le premier Chômeur Mag c’était en quelle année à peu près ?

2008 je crois, 2007. Je me suis mis volontairement au chômage pendant un an, je cherchais pas de travail, je savais que j’aurais des allocations pendant un an, donc je me suis consacré à ça et ça sortait tous les trois mois. Donc deux fois plus vite que Kraspek, mais c’était beaucoup moins bien ! Mais y’avait déjà des tags, y’avait déjà des faits divers.

Et du coup le zine, enfin ton approche du fanzinat elle est pas mal orientée sur le punk.

Ouais, ça me ferais chier de faire que ça ! En fait c’est là-dedans que j’ai évolué donc inévitablement on retrouve pas mal du punk, que ça soit au niveau du graphisme ou des choses dont je parle. Mais après j’aime bien le rap, la cold wave, le gothic…

Et du coup, comme c’est quand même des milieux que tu fréquentes, quel regard tu portes, on va dire en 10 ans de fanzinat, sur la scène punk locale ? Et plus globalement sur tout ce qui est culture hors circuits officiels, à Brest ?

En 2007/2008 y’avait que dalle en fait, y’avait que Jeanne et les Calamités, c’est la seule interview punk que j’ai fait d’ailleurs. Y’avait que Jeanne et les Calamités, un peu les Tommy Knockers, mais c’était déjà des vieux. Du coup c’est beaucoup plus intéressant aujourd’hui, dans le sens où ça s’est politisé, on met du sens aux concerts qu’on donne, aux lieux où on joue. Avant on jouait n’importe où, dans n’importe quel bar, y’avait plein de bars qui faisaient jouer. Y’a beaucoup moins d’alcool aussi. On a tous un peu vieilli aussi, y’a moins de jeunes, j’aimerais bien qu’il y en ait plus. Autrement ouais, par rapport à la question, en dix ans ça a pas changé, si ça a changé, les bars qu’ont fermés !

Mais c’est vrai qu’on entend souvent que y’a pas beaucoup d’endroits pour les groupes où jouer, c’est vrai que comme tu dis y’a pas mal de bars qui ont fermés quoi…

Ouais, dans Chômeur Magazine j’avais même une rubrique « que ne pas faire ce weekend », où je prenais en photo tous les lieux qui fermaient. C’était avant le tram, ça me parlais déjà. J’avais déjà remarqué que les lieux disparaissaient.

Dernièrement c’est quoi les endroits que t’as trouvé cools, où t’as traîné ?

Depuis la Fausse Commune , y’a l’Avenir hein écoute, y’a l’Avenir où trainer. Après j’aime bien les bars craignos comme le Miden. J’en ai repéré un autre à Saint Marc là, qui s’appelle « Chez Fanch ». Je trouve que ça va bien avec la musique le côté délabré. Je me vois pas jouer dans un lieu tout propre tout neuf là, comme le P’tit Minou tu vois, ça irai pas avec ce qu’on fait quoi. J’évite même de dire que c’est moi Kraspek dans ce genre de trucs, j’essaye de rester discret. Après j’aime bien le côté terrain vague aussi, j’ai envie d’organiser des trucs dans des terrains vagues. C’est tout ce qu’il nous reste.

Et hormis le punk, comme tu disais ton fanzine il se limite pas du tout à ça, tu parles vachement de Brest, des gens qui traînent et tout ça. Par exemple tu donnes un peu la parole à des personnages à part.

C’est des gens qui pour moi sont importants, même si ils peuvent être casses-couilles ! Moi ça le rassure de les voir toujours en ville, parce que c’est quand même une ville prolétaire, et j’espère que ça le restera. Et autrement bin, j’ai quitté Brest et j’y suis revenu, et je me rends compte de l’importance de certaines personnes, de certains endroits. Comme la Place Guérin, de croiser les vieilles têtes c’est important. Je suis revenu pour les gens moi à Brest. Parce qu’ils ont une certaine gentillesse, une facilité d’accès. C’est de l’éducation populaire aussi, de transmettre que ces gens ils pensent comme nous, enfin ces gens c’est des gens intelligents, c’est pas des tarés.

C’est quoi ta plus belle rencontre dans ce cadre-là ? Un truc qui t’as marqué ?

La Marcheuse. J’ai faillis pleurer quand elle est partie. C’était vraiment fort quand elle est venue chez moi. J’avais commencé à l’interviewer en marchant. C’est une dame ça fait 20 ans que je la vois marcher, ma mère elle me disait « regarde elle est anorexique, elle est pas nette, elle est folle », enfin déjà rien que ma mère… Et vu que j’étais de Bellevue, Guilers tout ça et ça me posait question. Du coup je me suis présenté en tant qu’éducateur en fait en marchant. Et elle a un certain respect pour les éducateurs donc elle a accepté de répondre à l’interview. Du coup on a commencé en marchant et j’étais trop essoufflé, elle est revenue le lendemain, elle a sonné à mon interphone. On s’est posé pendant une heure. Elle était même dans une optique, elle voulait m’aider même, en faisant cette interview. Et c’était assez violent, les questions que je pouvais poser, enfin son regard, les réactions. Ça m’a motivé à continuer. Après si j’interview tous ces gens-là c’est parce que je me dis que si on se limitait qu’au punk on se ferait chier. Y’a pas tant que ça de punks ici, y’a une belle énergie mais y’a pas tant que ça de punks.

Mais moi c’est un des trucs que je trouve le plus cool dans ton zine, c’est donner la parole comme ça à des personnages qu’on croise, à qui on parle pas forcément.

Ouais, et puis moi c’est une manière aussi d’aller parler à la personne, sinon je le ferais pas. Je suis assez réservé, donc c’est un peu mon réseau social aussi ! J’ai pas de Facebook !

Et sinon, t’as parlé un peu des faits divers tout à l’heure, t’as l’air de pas mal triper sur les faits divers dans ton zine. Tu fais des collages où tu rassemble tous les faits divers sur une page du coup ça montre toute l’absurdité du truc quoi.

Déjà, ça fait un peu chier quand ceux qui voient mon zine ils regardent ça en premier. En rigolant en plus. Parce que pour moi c’est un peu dénoncer justement l’absurdité de la presse. Pour moi les faits divers font diversion, enfin c’est une citation de Sadique Arno, ils veulent faire l’opinion avec leurs faits divers, ils veulent créer de la crainte. Du coup ouais, j’essaye de rassembler les faits divers les plus absurdes. C’est pas pour faire rire, c’est plus pour dénoncer. Ça doit pas se voir, mais souvent le fait divers faut que ça soit moi qui l’ai découpé et on doit voir une certaine colère, je les déchire, je les colles directs, ouais, je les faits vénère souvent !

Et ça fait passer une certaine image aussi de la ville « holala, les gens sont trop bourrés, ils se bastonnent au couteau… »

Ouais, du coup y’a des arrêtés sur les endroits où on peut pas boire. Ça joue hein ces faits divers. Les gens sont flippés dans la rue hein. Les gens ils interviennent pas quand y’a des bastons, quand y’a du racket, on est de plus en plus individualistes.

Ouais. Alors, on va aborder un sujet qui me tient à cœur, c’est un autre truc que j’aime bien, c’est la, page des graffitis. Quand je vois ça je me dis, même si là les derniers numéros y’a des gens qu’ont contribués en t’envoyant des photos, t’as l’air d’être quelqu’un qui traîne pas mal dans la rue quoi.

Je suis un ancien skateur, graffeur, enfin je fais toujours du skate. Le graff, je me suis fait pécho. Donc j’évite d’en faire du coup, mais ça me parle évidemment. Là c’est pas du graff, c’est que des phrases. Et le premier que j’ai pris c’était « je t’attends », un mec qui écrivait « je t’attends » partout. Au départ c’était juste de faire communiquer entre eux, c’était un délire avec une fille qui habitait dans le squat en face là. Ouais c’est elle qui a trouvé le titre « les murs qui parlent ont-ils des oreilles ». C’est bien par rapport à l’impact. J’pense que ces phrases-là, elles font réfléchir les gens un peu, enfin y’a des phrases qui sont pas si cons. Après y’en a qui sont bien absurdes, je mets les deux. Mais souvent j’ai mon appareil photo, mais quelque fois quand je l’ai pas, je reviens le lendemain et c’est effacé quoi ! C’est devenu difficile ! Je sais pas, le service nettoyage soit ils ont renforcés leurs équipes, soit y’a moins de tagueurs, mais je pense que c’est plutôt que y’a plus de monde qui efface.

Tu passes beaucoup de temps à trainer et tout ça, à être un peu attentif à ces trucs-là ?

Bah ouais. Ça fait une raison de sortir déjà. Et puis ouais, trainer, trainer. Je sais pas, c’est un mode de vie. Enfin, ça fait partie du quotidien quoi. J’espère que les pages que je fais ça motive les gens à écrire sur les murs. Moi perso si quelqu’un taguait sur mon mur j’appellerais pas la mairie pour demander d’effacer. Enfin ça dépend quelle connerie y’a écrit dessus !

Bin du coup ouais, justement, tu parlais du service propreté et tout ça, enfin qui est au taquet sur le nettoyage, est ce que tu trouves pas que la ville elle perd de son âme en étant aussi aseptisée, aussi clean ?

Ah bah si, ouais. En plus Brest c’était une ville réputée, je sais pas si c’est toujours, pour le graff. Par rapport à la superficie, c’était une des villes les plus taguées de France. Donc pour moi ça a une importance que ça le reste, enfin que ça fasse partie de l’identité toujours. Ouais c’est important, j’aime bien le côté un peu délabré, je sais pas, c’est un peu des repères aussi, quand je donne rendez-vous à quelqu’un je peux donner rendez-vous à côté du Sblurg plutôt qu’à côté du Netto quoi tu vois ! Y’a deux mondes quoi, y’a deux Brest. Y’a qu’à voir le bas de la rue de Siam. L’autre jour j’ai vu une dame se casser la gueule complètement bourrée, avec des bières qui tombaient de son manteau, mais genre c’était un endroit très clean, tellement propre, pas un pet de travers, et cette dame qui tombe, enfin, c’est pas cohérent quoi. Faudrait trouver un juste milieu. Mais je crois que c’était plutôt la nana qui était là avant ce nouveau paysage.

En parlant de nouveaux paysages, j’ai remarqué aussi que t’étais pas mal sur les collages qui reprennent des pubs pour des projets immobiliers.

Iroise Promotion j’ai une bonne dent contre eux, par rapport à ce lieux-là. Le Poulic Al Lor j’y ai trainé, j’ai voulu protéger le lieu parce qu’il y avait des vestiges, comme la rue Saint Malot, voire plus vieux. Qu’un archéologue avait estimé du XIVe, XVe siècle, certains murs, dont les fours à chaux et tout ça. Et l’archéologue n’a pas été entendu parce qu’il était à le retraite. Et la mairie s’est saisie d’un meurtre mais pas dans le squat, un peu plus haut, pour expulser les squatteurs, et tout péter quoi, tout péter. Ça a duré 4, 5 ans, progressivement, ils ont tout défoncés pour faire un truc pour les bourgeois en fait. Qu’est pas beau. Ils appellent ça les Jardins de la Falaise, en fait y’a que du béton. Et là récemment ils ont mis des trucs privés t’as vu ? Ils ont mis des parkings privés en large alors qu’on pouvait mettre en épis, ils s’approprient en plus les places de parking aussi ! Alors qu’avant c’était un squat, c’était un lieu connu pour le graff aussi, et puis même les zonards de passages ils dormaient là. Y’avait pas tant que ça d’histoires, y’a dû avoir p’t-être en l’espace de 20 ans, un mort ou deux ! C’est sûr c’est glauque dit comme ça, mais au lieu d’amener des éducateurs ou je sais pas, d’aider, ils ont tout pétés quoi, ils ont virés, ils ont même pas été relogés les squatteurs. Ils ont été après dans une église à Saint Pierre.

Et du coup à travers tes collages, c’est quoi que t’essaye de faire passer ?

Dans le dernier numéro j’essaye d’imaginer le quartier du Forestou, toujours le même promoteur, Iroise Promotion, j’essaye d’imaginer le quartier du Forestou mais que avec des vieux en fait, que avec des gens séniles, enfin un quartier mourant quoi, et un quartier tout propre, tout beau, avec une population qui meurt.

Tu dis ça par rapport au squat qu’il y a eu au Forestou ?

Ouais pareil, le squat du Forestou, ouais bin ça les gens ont dû suivre pas mal. C’était un squat où des migrants ont été relogés, parce que sinon ils étaient à la rue. Y’avait une belle énergie, y’avait de la vie dans ces squats-là, dans ces maisons. Ouais des belles choses s’y sont passées, et du jour au lendemain ça a été radical, des CRS et la mairie qui étaient cul et chemise. Toujours le même huissier.

Ah j’ai vu que tu l’avais mis d’ailleurs dans le numéro 7.

Ouais je l’ai pris en photo l’huissier, j’en avais marre ! Bin faut trouver son Audi d’ailleurs ! Ouais ça a été radical encore, expulsion violente, ils ont embarqués des migrants. Ils relogeaient dans des hôtels mais pour une semaine. Donc certains ont été dans un camping à Plougonvelin là, d’autres sont en squat, qu’ils ont ouverts eux même.

On voit toutes ces dernières années que tous les derniers lieux collectif qu’il y a eu, y’avait une espèce d’urgence à expulser, pour au final, là le Forestou c’est un terrain vague, la Fausse Commune c’est un terrain vague…

Bin c’est ça que je voulais dénoncer dans le collage ouais, c’est ça que je voulais démontrer. En fait ils nous laissent avec un terrain vague. D’ailleurs j’ai une nouvelle chanson qui s’appelle « Ils niquent les rêves », et j’en parle plus sérieusement, avec des rimes et tout !

Là c’est un peu la question « Côté Brest », c’est quoi ton endroit préféré ?

Bah la falaise là ! Ouais, mais des fois on va en bas aussi. La falaise de la rue Poulic al Lor, autrement je traine toujours un peu à Bellevue, à Lambé, des fois seul. Enfin, quand t’a grandi dans un quartier comme ça, tu t’y attaches. J’aime bien l’Espace Léo Ferré. Des fois ça m’arrive de traîner entre les immeubles. J’avais même fait un photozine qui s’appelait « Brest Banlieue ». Y’avait un livret 20 pages avec des cartes postales sérigraphiées. Et ça plaît visiblement parce que je l’avais tiré à 200 exemplaires. Les gens aiment leur ville hein. Tout le monde la trouve moche mais tout le monde l’adore !

Tu parlais de Lambé, ça te fais pas mal au cœur la Brasserie ?

Je veux même pas aller voir ça. Après c’est comme la mort en fait, c’est pas le lieux qui va te manquer, c’est les choses que tu y as faite, les choses que t’as fait avec ce lieu, dans ce lieu. Je recommande la lecture de Will Eisner, qui mettait 50% d’importance au lieu, les gens évoluaient, les lieux vieillissaient en même temps que les gens, Le Building particulièrement, c’est une BD de Will Eisner. C’est un roman graphique des années 70, c’était un peu un précurseur. Il voyait la gentrification et tout ça à New-York, déjà.

Et à la Brasserie par exemple t’as vécu des trucs importants pour toi ?

Du graff, quand je trainais à Lambé. Mais y’a plein de p’tit chemin, y’a plein d’endroits, enfin… Après moi j’ai décidé de relativiser cette année-là, parce que ça te fous une châtaigne à chaque fois les lieux qu’ils pètent et tout ça, c’est super dur de repartir à chaque fois. Et puis on est bénévoles quoi ! On le fait par amour ! Par amour des autres et par amour des endroits dans lesquels on évolue. Moi Le Quartz je regarde même pas quand je passe à côté. Avant on était une bande de punks, on était une quinze/vingtaine, à traîner au Quartz, c’était un amphithéâtre, on était peinard. On était planqués, on avait des postes cassettes et on se partageait notre son là-bas quoi. Après on a migré au jardin Kennedy mais on était mélangés à une population de pistards, on était un peu paumés quoi. Et après là les punks aujourd’hui ils sont plus à St Martin apparemment !

Et pour finir sur une note positive, est ce que t’as envie de dire un truc positif ?

Le numéro huit avance !

Depuis l’interview, le numéro 8 de Kraspek est sorti ! N’hésitez pas à le choper, il est dispo au Vinyl Shop, 12 rue Graveran et dans les bonnes distros.

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    Chouette article,

    Juste une précision, la citation « le fait divers fait diversion » n’est pas de Sadique Arno, mais de Pierre Bourdieu.

    Bonne continuation, bye

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