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Analyses

Analyses > Contrôle social - politiques sécuritaires

« Les violences policières ne sont qu’une partie des problèmes suscités par l’existence de la police »

À l’heure où des manifestations massives animent les États-Unis contre les violences policières racistes, résonne le slogan « abolish the police ». En France, les revendications autour de la police visent en général davantage l’arrêt de certaines pratiques policières (clé d’étranglement, plaquage ventral, contrôles au faciès, etc.) que l’abolition de l’institution policière elle-même. Nous avons sollicité Gwenola Ricordeau, professeure assistante en justice criminelle à la California State University, Chico, auteure de Pour elles toutes. Femmes contre la prison (Lux, 2019) pour nous éclairer sur cette revendication et ses implications concrètes.

Analyses > Répression - Justice - Prison

État d’urgence sanitaire : l’ordre social, quoi qu’il en coûte

Depuis le mois de mars on assiste au déploiement d’un arsenal de mesures destiné à enrayer la propagation du covid-19. Bien loin de concerner le seul champ médical, ces mesures impliquent des transformations profondes du fonctionnement des institutions étatiques, et notamment judiciaires. L’état d’urgence sanitaire instaure un État autoritaire, anéantit les droits de la défense et exacerbe le réflexe sécuritaire.
Dans ce contexte, les groupes de défense collective et legal teams restent actifs pendant le confinement pour ne laisser personne isolé·e face à la police et aux juges.

Analyses > Contrôle social - politiques sécuritaires

[ACAB] Un jeune gravement blessé à la jambe par les keufs à Villeneuve-la-Garenne

Nuit d’exactions policières encore une fois dans le 93. Un homme à moto s’est fait défoncer la jambe par des flics qui ont ouvert intentionnellement leur portière pour stopper la course du jeune homme. Ils ont ensuite tenté de s’enfuir, mais sont revenus aider le blessé quand ils ont constaté qu’il y avait des témoins. ACAB !

Analyses > Répression - Justice - Prison

Combien de temps encore quelques traces frauduleuses d’ADN justifieront une détention provisoire ?

Alors qu’à travers la France les forces de l’ordre s’agitent férocement pour défendre le régime, S. dort en détention provisoire depuis le 27 mars 2018 à la maison d’arrêt de Limoges. Accusé d’avoir incendié des véhicules de la gendarmerie à la caserne Jourdan de Limoges, il est retenu pour quelques traces d’ADN frauduleusement obtenues. Seul élément à charge dans un dossier lourd de milliers de pages qui justifie pourtant de le garder à l’ombre. Y restera-t-il jusqu’à la fin de l’enquête, qui devrait durer plusieurs mois encore ?

Analyses > Répression - Justice - Prison

[Brochure] La folle volonté de tout contrôler : sur 50 fichiers de police-justice et les moyens d’en sortir

Cette brochure réalisée par la Caisse de Solidarité de Lyon recense 50 fichiers d’identification administrative, fichiers de police, fichiers de justice et fichiers de renseignement, en somme tous les outils dont l’État s’est doté pour le contrôle des populations. On y détaille la manière dont ils fonctionnent mais aussi comment savoir ce que l’État sait de nous et finalement comment lui demander de nous oublier.

Analyses > Contrôle social - politiques sécuritaires

Ambert, Toulouse, Limoges... À propos de communication publique, de silence obstiné et de tricot policier

Les semaines passent et la pression reste de mise. Que ce soit à Toulouse ou à Ambert, les perquisitions du mois de mars continuent à servir de prétexte à des convocations et autres mises sous pression. Ça ne concerne pas seulement les GAVés et inculpés. Aujourd’hui encore les flics menacent, poursuivent leur sale boulot, construisent leurs “scénarios”. Notre solidarité va à toutes les personnes impactées par cette série de perquisitions, qu’elles soient sous CJ, derrière les barreaux ou parties dans la nature. Une pensée aussi aux gens qui, ici ou ailleurs, s’activent autour de questions matérielles et de soutien.

Analyses > Féminismes - Genres - Sexualités

Oeillères solidaires

Ce texte a été écrit en février, en réaction à un article sur la solidarité publié en janvier dans le n°2 du journal anarchiste francophone Kairos. Je leur ai proposé à la publication, et n’ayant pas de retour de leur part, je le publie avec un temps de retard par d’autres moyens.
J’ai bien conscience qu’il n’est pas anodin de publier un texte sur la solidarité en pleine vague de répression de mouvements sociaux et de milieux anarchistes. Mais je ne veux pas que l’émotion (ou l’urgence) empiète trop sur les idées que j’essaye de développer ici.

Analyses > Répression - Justice - Prison

L’affaire ambertoise : des précisions sur l’enquête en cours

Pour rappel, le matin du 28 mars ont eu lieu à Ambert (63) trois perquisitions. Celles-ci ont été ordonnées dans le cadre d’une enquête sur la tentative de destruction par le feu d’un véhicule d’Enedis dans la même ville dans la nuit du 8 au 9 juin 2017. L’une de ces perquisitions visait un squat dans lequel les gendarmes ont découvert trois « dispositifs de confection artisanale pouvant s’apparenter à des engins incendiaires », en l’occurrence « des bouteilles contenant un liquide et sur lesquelles étaient serties des blocs blancs pouvant être des allumes-feux » (tous les termes apparaissant entre guillemets dans ce texte sont ceux de la justice). Deux personnes ont été placées en garde à vue (60 heures), puis en détention provisoire avec un mandat de dépôt criminel d’un an. Ils sont mis en examen pour les faits suivants : « tentative de destruction volontaire du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes en bande organisée », « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime » et, pour l’un des deux seulement, « refus de se soumettre au prélèvement biologique destiné à l’identification de son empreinte génétique par une personne soupçonnée d’infraction entraînant l’inscription au FNAEG ». Les deux compagnons ont fait appel de leur mise en détention et, après deux semaines enfermés l’un à Riom et l’autre à Montluçon, ils sont passés à la cour d’appel de Riom le 17 avril. Ils ont été relâchés le jour même sous contrôle judiciaire.

Analyses > Répression - Justice - Prison

Il court, il court, le furet...

Ces mardi et mercredi 27 et 28 mars, au moins sept perquisitions ont eu lieu dans quatre villes différentes, Limoges, Toulouse, Ambert et Amiens. Neuf gardes-à-vues ont suivi, entre deux et quatre-vingts heures. Depuis samedi, trois personnes sont placées en détention provisoire. Association de malfaiteurs, bande organisée, destruction par moyens incendiaires voilà les termes des accusations dans un flou judiciaire et un silence glaçant. Les dispositifs de gendarmeries qui se déplacent au petit matin ne passent pas inaperçus, pourtant les réactions sont timides.

Analyses > Médias

Tarnac, une affaire d’Etat

Un document sonore qui propose un retour sur une affaire qui aura défrayé la chronique : manipulations politiques, dérives policières, curée médiatique... tous les ingrédients d’une affaire d’Etat.

Analyses > Contrôle social - politiques sécuritaires

Les flics défient le pouvoir !

Depuis plusieurs jours les policier-e-s cagoulé-e-s, manifestent parfois de nuit dans plusieurs villes de France, en plein État d’urgence. Quelles sont les revendications portées par cette rogne. Qui y a-t-il derrière ces rassemblements ?
C’est avec Emmanuel Blanchard, politiste, enseignant à l’université de Versailles-Saint-Quentin, chercheur au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales, qui a écrit notamment « Quand les forces de l’ordre défient le palais Bourbon (13 mars 1958) », « les policiers manifestants, l’arène parlementaire et la transition de régime », et également : « force de l’ordre et crise politique au 20 ème siècle » que nous allons tenter de mieux cerner cette actualité et son contexte.

Analyses > Contrôle social - politiques sécuritaires

Récit personnel d’une manif sauvage de flics dans Paris

Depuis 4 jours, les policiers manifestent illégalement dans les rues de Paris le soir.
Mercredi soir (19 octobre 2016), leur rendez-vous était donné à 21h30 place de la République.
Quelques camarades ont décidé d’aller y exprimer leur opposition à ce rassemblement.
Tout d’abord, nous sommes très peu, trop peu nombreux (peut être une cinquantaine) face à la masse de policiers grossisant, de 200 jusqu’à un millier. Récit d’une soirée étrange entre état d’urgence et odeur de mutinerie.

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